LE DRAME PALESTINIEN : Un manque de soutien international flagrant

LE DRAME PALESTINIEN :
Un manque de soutien international flagrant
Le drame palestinien disparaît progressivement des radars. Le génocide se poursuit à Ghaza malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025. Alors qu’elle siégeait au Conseil de sécurité, l’Algérie a mené de nombreuses initiatives pour exiger la convocation de plusieurs réunions d’urgence et de sessions de haut niveau consacrées spécifiquement à Ghaza et à la Palestine. Un constat s’impose aujourd’hui. Ghaza et ce qu’il reste de sa population, décimée par plus de 3 ans de bombardements de l’armée de l’occupant, qui se poursuivent encore, en dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur au mois d’octobre dernier, ont progressivement disparu des radars. Fini le temps où la guerre génocidaire menée par l’entité sioniste faisait la Une des médias internationaux.
Plusieurs projets de résolutions déposés par l’Algérie
Même le Conseil de sécurité est peu enclin à programmer des réunions sur le drame qui continue de se jouer à ciel ouvert. Il est vrai aussi que la question palestinienne et la situation à Ghaza ont été mises en avant, surtout durant le mandat de membre non permanent de l’Algérie, entre 2024 et 2025. Alors qu’elle siégeait au Conseil de sécurité, l’Algérie a mené de nombreuses initiatives, agissant souvent de concert avec le groupe A3+ (les membres africains du Conseil), pour exiger la convocation de plusieurs réunions d’urgence et de sessions de haut niveau consacrées spécifiquement à Ghaza et à la Palestine. La diplomatie algérienne a ainsi multiplié les requêtes formelles et les projets de résolutions tout au long de ces deux années pour maintenir la question palestinienne au premier plan. Dès son entrée en fonction, en janvier 2024, l’Algérie a exigé la tenue d’une réunion d’urgence pour réagir aux ordonnances de la Cour internationale de Justice (CIJ) concernant les risques de génocide à Ghaza. Entre les mois de février et mars, Amar Bendjama, le représentant de l’Algérie auprès des Nations unies, a procédé au dépôt et au portage de plusieurs projets de résolutions exigeant un cessez-le-feu humanitaire immédiat, se heurtant à des vetos répétés.
Drame à Ghaza: Les efforts de l’Algérie pour donner de la visibilité
Au mois de septembre, à la demande express, encore une fois, de la diplomatie algérienne, une session d’urgence de haut niveau a été convoquée pour examiner la spirale de la violence et la situation humanitaire catastrophique au Moyen-Orient. Et en janvier 2025, mois de la présidence tournante de l’Algérie au Conseil de sécurité, plusieurs réunions et briefings axés sur la protection des infrastructures de santé à Ghaza et sur les menaces pesant sur l’UNRWA ont été pilotés par la délégation algérienne. Un rappel qui mérite d’être souligné, tant les efforts de l’Algérie pour donner de la visibilité au drame de la population de Ghaza, que l’entité sioniste a tenté de minimiser, voire de rendre invisible, ont été intenses. Et alors que la situation humanitaire reste toujours aussi critique et que les frappes israéliennes se poursuivent de manière sporadique dans le centre et le sud de l’enclave, notamment à Nuseirat et Khan Younès, un silence radio est observé. Même les obstacles que l’entité sioniste dresse sur le chemin des efforts diplomatiques en cours ne suscitent aucune réaction, tant les médias occidentaux, notamment, ont pris le parti de s’aligner sur la position de l’entité sioniste. Et lorsque le Conseil de sécurité évoque, désormais, la question palestinienne, c’est à la Cisjordanie qu’il se consacre, même si, comme cela fut le cas le 11 août courant, des voix s’élèvent pour souligner à quel point la situation en Cisjordanie est indissociable de celle de Ghaza.
Sabotage des efforts de paix
En réalité, même si l’on déplore la posture de l’entité sioniste, que des appels sont lancés à la communauté internationale, afin d’appuyer le Conseil de paix du président Trump et que l’on exhorte tous les acteurs à s’engager dans cette «dynamique positive», il n’en demeure pas moins que ces appels ne sont suivis d’aucun effet. Lundi, c’est la Ligue islamique mondiale qui a condamné le rejet par l’entité sioniste de la feuille de route pour la mise en œuvre du plan global du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Ghaza, plan approuvé par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que son refus de reconnaître la création d’un État palestinien. L’émissaire américain Jared Kushner devait rencontrer, lundi, Benjamin Netanyahu pour tenter de faire avancer la 2e phase du plan de paix américain dans la bande de Ghaza. Le mouvement palestinien Hamas a, rappelle-t-on, donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine censée lancer cette deuxième étape. Dans un communiqué publié par le Secrétariat général de la Ligue, le secrétaire général et président de l’Association des ouléma musulmans, Cheikh Mohammed bin Abdulkarim Al-Issa, a dénoncé ce rejet qui, selon lui, s’inscrit dans la continuité de la politique sioniste de violation systématique du droit international et des résolutions internationales, ainsi que de sabotage de tous les efforts de paix.




