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Révision de la politique des subventions au plus tard le 2e semestre de 2021

La révision de la politique des subventions de l’Etat en vue de cibler les catégories sociales qui en ont le plus besoin interviendra au plus tard le deuxième semestre de 2021, a annoncé le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane. Invité du Forum de la Chaîne I de la Radio algérienne, le ministre a rappelé que « la protection du pouvoir d’achat et le maintien du caractère social de l’Etat sont consacrées par la Constitution », précisant que le secteur « a défini les critères ouvrant droit à ce soutien ».

M. Benabderrahmane a fait savoir, dans ce contexte, que l’enveloppe destinée au soutien au titre du budget 2021 avait été portée à 17 milliards de dollars, soit 1.960 milliards de dinars, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. « Il n’est pas normal que les catégories aisées acquièrent les produits subventionnés au même prix que les citoyens à faible revenu », a-t-il estimé relevant « une injustice’ dans la répartition de ce soutien. « Nous œuvrons pour que le soutien de l’Etat profite aux citoyens qui en ont le plus besoin », a-t-il dit. Par ailleurs, Le ministre des Finances a annoncé le versement, jeudi prochain, des budgets affectés à l’ensemble des institutions publiques et administrations étatiques, expliquant que la concrétisation, dès la première semaine de janvier, de cette opération qui tardait, par le passé, jusqu’au mois d’avril est l’un des résultats des réformes engagées dans le secteur », a expliqué le ministre. Quant à la réforme du système bancaire, le ministre a mis en avant « les efforts déployés pour la mise en oeuvre de profonds changements sur la gestion et l’encadrement des banques afin de leur donner un nouvel élan ». A ce propos, M. Benabderrahmane a fait état du lancement, mardi d’une évaluation globale de six banques publiques, suite à quoi les résultats et l’ensemble des dysfonctionnements seront annoncés en toute transparence, ajoutant que c’est le Trésor qui subit les failles sous-jacentes de l’octroi de crédits. Assurant que son département se penche sur l’assainissement du portefeuille crédits, M. Benabderrahmane a précisé que cette opération est actuellement en cours au niveau de la Direction générale du Trésor (DGT) avec une reconsidération des procédures réglementaires.  S’agissant des entreprises en difficulté, le ministre a évoqué des facilitations nombreuses en vue de leur sauvetage. « Le Gouvernement a arrêté des mesures incitatives et des facilitations en plus de garanties de sécurité financière, lesquelles ont coûté très cher au Trésor », a-t-il souligné dans le cadre des dispositions visant atténuer l’impact de la pandémie du Coronavirus sur les entreprises depuis mars dernier. « C’était là, de la part du Président de la République, une démarche ‘de père’ au profit des ménages, et de ‘dirigeant’ en faveur des entreprises et de l’économie nationale », a relevé le ministre précisant qu’elle a coûté des centaines de millions de dollars, en dépit de la situation de crise. Il a souligné, dans ce sens, que nombreuses sont les pays, aux économies des plus développées, a avoir mis en place des mesures d’accompagnement au profit de leurs citoyens « mais pas gratuitement », citant des crédits avec des garanties du Gouvernement ou des services payants. Le ministre a appelé les investisseurs à aller vers des marchés étrangers en mettant à profit toutes les facilitations douanières et fiscales pour la promotion de l’investissement producteur avec l’accompagnement des banques, notant un recul de la participation du capital national dans l’investissement local. Concernant les mesures visant à augmenter la valeur du dinar, le ministre a souligné que la monnaie reflète la force économique, d’où l’importance de faire sortir l’économie nationale de la rente pétrolière et de s’orienter vers la production et le développement de la productivité, annonçant une série de mesures pour l’évaluation et la réévaluation des monnaies par rapport au dinar algérien. L’économie nationale, a-t-il déclaré « n’est pas faible mais plutôt pas structurée de manière à permettre l’intensification de la production et le développement de la productivité pour atteindre l’autosuffisance, et c’est ce qui détermine la valeur de la monnaie, » ajoutant « l’amélioration de la valeur du dinar passe par le renforcement des exportations », a-t-il poursuivi. Pour ce qui est des marchés informels de la devise forte, M. Benabderrahmane a souligné que le secteur veille à absorber les transactions informelles, à travers la création d’un marché de change interbancaire. Concernant l’acquisition du vaccin anti-Covid 19, le ministre a assuré qu’une enveloppe financière a été allouée à l’opération.

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