Culture

La chanteuse italienne FLO subjugue le public algérois

« Canzoni di sale » (chants de sel), un concert de musique dédié à la mer et aux gens qui la font vivre, a été présenté, jeudi soir à Alger, par la chanteuse italienne FLO, devant un public nombreux, dans des atmosphères de grands soirs.

Organisé par l’ambassade d’Italie à Alger en collaboration avec le Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), le concert qui s’inscrit dans le registre de la World Music, a été présenté, une heure durant, à la grande salle de spectacles du TNA, Mustapha-Kateb.

Accueillie sous les applaudissements du public, Flo, artiste phare  confirmée de la nouvelle scène musicale italienne, est vite entrée dans le vif du sujet avec « Vulio » (Je veux), une pièce qui exprime le désir napolitain notamment et celui des gens du Sud de l’Italie.

Pour la première fois en Algérie, Flo, pimpante et joviale, a fait part de son « bonheur d’être à Alger et chanter pour un public si accueillant », pour introduire ensuite, le duo de musiciens qui l’a accompagnée, les virtuoses, Ernesto Nobili à la guitare acoustique et Francesco Di Cristofaro, à l’accordéon, au baglamas (petite mandoline grecque) et aux Bansuri et Ocarina (Grande et petite flûtes).

Devant une assistance recueillie, FLO qui s’imprègne notamment de Billie Holiday, Elis Regina, Amalia Rodriguez ou encore de Cesaria Evora, a interprété une dizaines de pièces inspirées et dédiées aux gens de la mer et à l’esprit méditerranéen, un des facteurs de rapprochement entre les peuples des deux rives.

« Lusitania », « Chavela », « Per Guardarte », « Boccamara », « Oissia », « Gaviota », « Cuti Ludissi », « Me voi pe te », « Tarantella del gargano » et « Para que tu me oigas », sont autant de chansons, brillamment rendues par la soprano à la voix suave, dans une ambiance conviviale.

Assise sur un grand tabouret, la chanteuse napolitaine, source d’énergie positive dans ses interprétations parfois endiablées, interagissait avec le public, le faisant chanter sur les refrains de ses chansons aux senteurs salées de la mer qui racontait par le mouvement de ses vagues à la terre qui écoutait, figée dans ses reliefs.

Epoustouflant de maîtrise et de technique, Ernesto Nobili a assuré un accompagnement plein, répliquant aux envolées phrastiques de Francesco Di Cristofaro, avec qui il a constitué un duo efficace et complémentaire, donnant l’impression ensembles, d’une orchestration à plusieurs instruments.

Dans la joie et le bienêtre créés, la nostalgie et la mélancolie se  faisaient ressentir dans les contenus des pièces rendues qui traitaient entre autres du naufrage d’un bateau, de pêcheurs, d’un hommage à la chanteuse mexicaine Chavela Vargas ou encore d’une romance d’amour avec la mer comme témoin.

Moment surprise du récital, lorsque la chanteuse italienne et ses  musiciens ont cédé la scène aux invités, Yacine Allala à la guitare  acoustique et Ramzi Belharrat au violon, deux jeunes étudiants de  l’Institut national supérieur de musique (INSM), qui ont interprété entre autres pièces, « Wahd el ghoziel » et « Achiq memhoun », sous les applaudissements nourris du public.

En présence de l’ambassadeur d’Italie en Algérie, Giovanni Pugliese, des représentants de différentes missions diplomatiques accréditées à Alger, invités au concert, et de la directrice de l’Institut culturel italien, Antonia Grande, le public a savouré tous les moments du spectacle dans la délectation.

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