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AGRESSION SIONISTE : Au moins 2.000 enfants palestiniens emprisonnés depuis 2023 (rapport)

 

Au moins 2.000 enfants palestiniens ont été emprisonnés ces trois dernières années dans les geôles de l’occupation sioniste, dont une grande partie n’a pas eu droit à un procès, et beaucoup ont été placés à l’isolement dans des conditions indignes, alertent deux rapports publiés dernièrement par des organisations de défense des droits des prisonniers palestiniens. Ces deux rapports, parus la semaine dernière, pointent la brutalité du système carcéral sioniste à l’égard des enfants palestiniens, en particulier depuis octobre 2023 et le début de l’agression génocidaire perpétrée par l’occupation sioniste à Ghaza. Le premier, publié par la Société des prisonniers palestiniens, affirme que l’occupation sioniste a emprisonné au moins 2.000 enfants palestiniens au cours des trois années écoulées. Le second, issu d’une demande d’accès à l’information déposée par l’association Parents contre la détention des enfants, dévoile une pratique préoccupante de mise à l’isolement des enfants incarcérés. Alors que 350 enfants se trouvent encore actuellement dans les geôles sionistes, le directeur exécutif du Centre palestinien pour les droits de l’enfant Khaled Quzmar mettait en garde contre la détérioration des conditions de vie des enfants palestiniens détenus dans les prisons de l’entité sioniste, pointant de nombreux rapports faisant état de cas de torture, de privation de nourriture et de négligence médicale, et rappelant que les organisations de défense des droits de l’homme rencontrent des difficultés pour accéder aux prisons et évaluer la situation sur place. De même qu’une grande partie des enfants emprisonnés le sont au titre de la détention administrative, soit sans charge ni procès, ce que la Société des prisonniers palestiniens dénonce comme « une violation et un crime supplémentaires qui plongent les enfants dans l’incertitude et les privent de stabilité familiale et scolaire ». En outre, l’organisation dénonce dans son rapport les pratiques sionistes qui vont de « l’intimidation et l’arrestation » à « la torture, la privation de nourriture et le refus de soins médicaux ». Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies interdit de placer des enfants en isolement cellulaire, stipulant que « toute séparation de l’enfant des autres doit être de la durée la plus courte possible et ne doit être utilisée qu’en dernier recours pour la protection de l’enfant ou d’autrui ». Pourtant, l’entité sioniste n’établit aucune distinction entre les adultes et les mineurs concernant les mesures disciplinaires, et notamment l’isolement. De nombreux enfants palestiniens ont été placés en isolement cellulaire au moins une fois. La majorité des mineurs placés à l’isolement n’avaient pas été condamnés, souligne l’association Parents contre la détention des enfants. La Société des prisonniers palestiniens appelle à une « véritable action internationale » pour garantir la libération des enfants détenus arbitrairement, faire en sorte que des enquêtes soient menées et mettre fin à la torture, à la privation de nourriture et au refus de soins dans les prisons sioniste. Elle souligne également la nécessité d’aller au-delà de la simple documentation et de la condamnation pour adopter des mesures concrètes visant à mettre fin aux violations et à l’impunité, affirmant que « la protection des enfants palestiniens nécessite une intervention internationale ferme afin de garantir le respect de leurs droits, de leur vie et de leur dignité ».

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