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Ghaza: l’acharnement sioniste se poursuit pour le 46 e jour, les hôpitaux en ligne de mire

L’entité sioniste poursuivait mardi son acharnement contre le peuple palestinien dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée pour le 46e jour consécutif, s’en prenant particulièrement aux malades, au personnel médical et aux hôpitaux, au moment où la situation humanitaire vire à la tragédie. 

Selon les autorités palestiniennes, quelque 2.600 Palestiniens, dont des patients, des personnes déplacées et du personnel médical, se trouvant toujours à l’hôpital indonésien de Ghaza, étaient assiégés, mardi, par l’armée d’occupation sioniste, dans la ville de Jabalia, au nord de la bande de Ghaza.

« 2600 Palestiniens, dont 400 blessés, 200 membres du personnel médical et  2.000 personnes déplacées étaient assiégés par les forces d’occupation dans l’hôpital indonésien « , a précisé, mardi, le porte-parole du ministère palestinien de la Santé à Ghaza, Ashraf Al-Qudra.

Lundi, les autorités palestiniennes en coordination avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont dû évacuer en urgence environ cent (100) patients sous traitement de l’hôpital indonésien, en raison d’une frappe de l’occupation sioniste.

La situation n’est guère meilleure dans le complexe médical d’Al-Shifa, à l’ouest de la ville de Ghaza, où la vie de 259 blessés est sérieusement menacée par d’imminentes attaques des forces d’occupation sionistes.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a dépêché une délégation sur place, mardi, a préconisé l’évacuation sans délais des personnes se trouvant sur les lieux.

D’après le directeur exécutif du programme d’urgence sanitaire de l’OMS, Michael Ryan, et le haut responsable des urgences de l’équipe de l’organisation onusienne à Ghaza, Robert Holden, « la situation sanitaire dans l’enclave palestinienne est extrêmement désespérée ».

Allant dans le même sens, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a alerté, mardi, contre une véritable « tragédie » sanitaire dans les prochains jours.

« S’il n’y a pas assez de carburant, nous allons assister à l’effondrement des services d’assainissement », a déclaré un porte-parole de l’Unicef, James Elder, lors d’un point de presse à Genève.

 

Attaques meurtrières ininterrompues, appels inaudibles au cessez-le feu

 

Parallèlement au bombardement et au siège des structures sanitaires, les forces d’occupation sionistes continuaient, mardi, leurs attaques meurtrières contre des Palestiniens innocents dans de nombreuses régions sur fond d’appels internationaux inaudibles au cessez-le-feu.

Selon des sources médicales à Ghaza, citées par l’agence de presse palestinienne Wafa, « quelque 80 Palestiniens, dont des enfants et des femmes, sont tombés en martyrs mardi à travers les différentes zones et quartiers de Ghaza et ont été admis à l’hôpital Kamel Adwan, dans le nord de la bande de Ghaza ».

D’autre part, les forces d’occupation sionistes épaulées par des gangs de colons s’en sont prises à de nombreux civils dans les régions de Jénine, Naplouse, Ramallah, El-Qods-Est et la Cisjordanie occupée.

Dans la ville de Burqa, à l’Est de Ramallah, l’armée sioniste a reconduit mardi pour le deuxième jour consécutif le siège imposé dans de nombreux quartiers, en multipliant les points de contrôle et empêchant les citoyens de sortir de chez eux.

Le bilan de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée, depuis le 7 octobre dernier est passé, selon le dernier bilan du ministère palestinien de la Santé,  à 12. 916 martyrs et 32.850 blessés.

Durant cette période, quelque 1,7 million de personnes ont été déplacées dans la bande de Ghaza, selon les Nations unies.

Devant cette situation dramatique, le Premier ministre palestinien a réitéré, lundi, son appel à la communauté internationale, afin d’agir en urgence et contraindre l’entité sioniste à surseoir à son projet satanique.

« J’appelle les Nations unies et le  Croix-Rouge à assumer leurs responsabilités et à élever la voix contre les massacres et le génocide commis par l’armée d’occupation contre le peuple palestinien dans la bande de Ghaza, dont le meurtre d’enfants, de femmes et de personnes âgées et des civils », a-t-il souligné à l’entame d’une réunion hebdomadaire du gouvernement à Ramallah.

Il a déploré le fait que « malgré l’horreur de ce qui se passe à Ghaza, certains pays refusent toujours un cessez-le-feu, ce qui encourage (I’entité sioniste) à commettre davantage de meurtres et à violer le droit humanitaire international et tous les traités internationaux ».

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