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Entrepreneuriat: 1000 sociétés détentrices du label projet innovant ou start-up

La Commission des affaires économiques, du développement, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN) a tenu, lundi, une réunion présidée par Toufik Guerrache, président de la commission, consacrée à l’audition d’un exposé du ministre de l’Economie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Yacine El-Mahdi Oualid qui a annoncé l’octroi du label innovant ou strat-up à 1000 sociétés.

Lors de cette réunion qui s’est déroulée en présence du vice-président de l’APN, Abdelouahab Dayra, le ministre a rappelé l’importance des startups dans l’économie mondiale en raison de leur capacité à se développer rapidement et à innover, ajoutant que le nombre d’incubateurs est « passé de 10 en 2020 à 60 en 2022 », avec « de nombreux projets à concrétiser pour créer davantage d’incubateurs », selon un communiqué de l’APN.

Abordant les mesures prises pour promouvoir ce type d’institutions, le ministre a souligné que la loi sur l’auto-entrepreneur en vigueur, jouera un rôle majeur dans la facilitation du cadre juridique des startups, rappelant que l’accélérateur de startups assure la promotion de la culture de l’entrepreneuriat parallèlement à la formation d’un grand nombre d’étudiants au niveau des universités du pays, dans le cadre de l’accompagnement des porteurs de projets.

Concernant le financement des startups, le ministre a expliqué qu’un fonds a été lancé « avec des normes purement économiques, car le plus grand défi est d’orienter les capitaux vers l’innovation », rappelant à ce propos « la création de plusieurs mécanismes dans le cadre des lois de finances, à l’instar de la loi de finances 2021 qui a approuvé un article sur le financement participatif, la loi de finances 2022 qui a introduit des titres d’emploi privé pour encourager le secteur privé à investir dans les fonds d’investissement, et la loi de finances 2023 qui comporte des incitations fiscales, en sus de la création d’une section pour les startups au niveau de la bourse.

M. Oualid a, par ailleurs, souligné que l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE) et l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) ont été mises en place en tant que dispositifs de soutien visant à « réduire le taux de chômage à travers une vision sociale et non économique », ajoutant que « le Fonds de garantie des crédits souffre d’un déficit important en dépit des interventions de l’Etat pour l’appuyer, ce qui exige des solutions plus efficaces à l’avenir », selon le communiqué.

Lors de la réunion, le président de la Commission a indiqué que l’Algérie a mis en place « une batterie de mécanismes pour réduire le taux de chômage et le coût élevé de la transition vers une économie de marché, en ce sens qu’elle a accordé, sous la direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, une importance considérable au domaine de l’entrepreneuriat qui a connu un progrès important ces dernières années ».

M. Guerrache a rappelé les législations promulguées par l’Etat pour encadrer l’entrepreneuriat, dont le projet de loi portant statut de l’auto-entrepreneur qui vient « organiser de nombreuses activités entrepreneuriales non réglementées, notamment celles relatives aux technologies modernes », dans l’objectif d’asseoir un climat d’affaires propice pour l’entrepreneuriat et l’innovation dans la proposition de solutions, la production et l’exportation de services numériques, et la création de plus d’espaces générateurs d’emplois et de richesse.

Par ailleurs, les interventions des membres de la Commission ont porté sur l’importance de renforcer la présence des startups en milieu rural avec l’octroi de crédits aux jeunes dans ces régions, mais aussi sur la nécessité d’activer le rôle de la société civile dans la promotion de l’économie de la connaissance, et de simplifier davantage les procédures de création de projets innovants.

Ils se sont également interrogés sur « les procédures de création du Fonds algérien pour l’innovation avec les fonds d’investissement étrangers », soulignant la nécessité de réviser le code du commerce et d’ouvrir des bureaux de l’ANADE dans des régions du Sud, conclut le communiqué.

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