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4e Commission de l’ONU / Sahara Occidental: appel à la mise en œuvre urgente des résolutions onusiennes

Plusieurs intervenants à la 4e  Commission de la 78 session de l’Assemblée générale de l’ONU, en charge des questions politiques spéciales et de la décolonisation, se sont accordés vendredi à New York sur l’importance de la mise en œuvre « urgente et inconditionnelle » de toutes les résolutions onusiennes pour parvenir à un règlement pacifique et durable de la question du Sahara occidental.

S’exprimant lors du débat général, le député à l’Assemblée populaire nationale (APN) Mohamed Ouakli a rappelé « l’avis consultatif rendu en 1975 par la Cour internationale de justice (CIJ) concernant cette question, lequel n’établit l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental et le Maroc ou la Mauritanie ».

Le député a cité, à ce propos, les résolutions onusiennes garantissant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, telles que les résolutions 621, 658 et 690, appelant à leur application rigoureuse.

Il a réitéré la position de l’Algérie en accord avec la légalité internationale et son soutien indéfectible au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, appelant les deux parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario) à lancer « des négociations en vue d’aboutir à l’organisation d’un référendum libre et transparent sous l’égide de l’ONU, à même de garantir le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination ».

De son côté, le président du groupe parlementaire d’amitié et de fraternité « Algérie-Sahara occidental », Miloud Tissouh, a affirmé que le seul cadre acceptable pour la décolonisation au Sahara occidental doit être parrainé par l’ONU, l’appelant à respecter ses engagements envers cette cause juste et à mettre fin au pillage des ressources naturelles sahraouies et à la répression du peuple sahraoui.

Après avoir évoqué les résolutions onusiennes qui affirment le droit des peuples à l’autodétermination, particulièrement celles relatives à la juste cause du Sahara occidental, le même responsable a estimé que « l’inapplication de ces résolutions onusiennes a encouragé l’occupant marocain à continuer à violer le droit du peuple sahraoui à la justice et à la liberté ».

Pour le représentant permanent de l’Angola auprès de l’ONU, Mateus Pedro Luemba, le règlement pacifique et durable de la question du Sahara occidental nécessite la mise en œuvre « urgente et inconditionnelle » de toutes les résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, ainsi que des décisions pertinentes de l’Union africaine.

A cet égard, il a préconisé une coopération plus étroite entre celui-ci et le Haut-Représentant de l’Union africaine pour le Sahara occidental à l’avenir.

 

— « Ressusciter » le dialogue entre le Maroc et le Front Polisario —

 

De son côté, le représentant permanent de l’Afrique du Sud à New York, Marthinus Van Schalkwyk, a déclaré que compte tenu de leur histoire, les Sud-Africains connaissent la douleur d’un assujettissement prolongé.

« Le peuple du Sahara occidental doit être en mesure de bénéficier de son droit à l’autodétermination », a-t-il insisté.

Selon l’ambassadeur, le continent africain ne peut pas, avec son histoire de luttes, continuer à être témoin d’une injustice déclenchée contre ses citoyens.

A cette fin, il a appelé la Commission à apporter son plein soutien à l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, afin de « ressusciter » le dialogue entre les parties au conflit (le Maroc et le Front Polisario).

« Un référendum doit donc être organisé de toute urgence de manière juste et équitable, conformément à la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité. L’ONU ayant la responsabilité d’assurer la paix et de promouvoir le progrès économique et social, tout peuple sous domination coloniale qui se voit refuser son droit à la justice et à la liberté souffre sous notre contrôle », a-t-il conclu.

Dans ce contexte, le représentant permanent du Nicaragua auprès de l’ONU, Jaime Hermida Castillo a souligné la nécessité d’éradiquer le colonialisme, étape fondamentale sur la voie du développement durable, avant d’évoquer le droit fondamental à l’autodétermination du peuple sahraoui, en rendant hommage à la lutte menée par le Front Polisario.

« La tenue d’un référendum est fondamentale pour trouver une solution à cette situation qui n’a que trop duré », a plaidé le diplomate.

Enfin, le représentant du Népal, Kaushal Kishor Ray, a rappelé que tous les peuples ont le droit à l’autodétermination, mais plusieurs d’entre eux ne peuvent pas l’exercer, appelant l’ONU à leur apporter une aide politique et morale.

Soulignant la nécessité de progresser de manière notable dans la voie de la décolonisation, il a exhorté la 4e Commission à prendre les mesures qui s’imposent, avant de demander aux puissances administrantes de coopérer avec celle-ci.

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