
Le premier Forum national du programme de formation des jeunes leaders, dont les travaux ont débuté jeudi à Oran, a vu la tenue d’une session de dialogue de haut niveau intitulée « Les jeunes et la fabrication de l’avenir ».
Cette rencontre a été consacrée à l’examen des opportunités d’autonomisation des jeunes Algériens dans les politiques nationales et internationales, avec la participation de plusieurs membres du gouvernement et du Parlement.
Ont pris part à cette session de haut niveau, le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, le ministre de l’Economie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, ainsi que le vice-président du groupe parlementaire du tiers présidentiel au Conseil de la nation, Aïssa Bouregba.
Ils ont abordé des exemples réussis en matière d’implication et d’autonomisation des jeunes, tout en prodiguant des conseils aux participants.
M. Hidaoui a expliqué que l’Etat a fait de l’autonomisation des jeunes un « choix stratégique », à travers leur implication dans les différents processus de prise de décision et le renforcement de leur présence au sein des instances consultatives et des institutions élues. Il a souligné que cette approche s’inscrit dans une vision globale, visant à promouvoir le rôle des jeunes en tant qu’acteurs principaux dans
l’édification de l’Algérie nouvelle.
Le ministre a ajouté que les programmes nationaux destinés aux jeunes, en tête desquels le programme de formation des jeunes leaders, visent à développer leurs compétences en leadership et à leur fournir les outils nécessaires pour exercer une influence positive, afin de leur permettre de contribuer efficacement à l’élaboration des politiques publiques et de représenter l’Algérie sur la scène internationale avec compétence.
De son côté, M. Ouadah a indiqué que l’autonomisation des jeunes passe également par le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat, considérés comme des leviers essentiels de création de richesse et d’emplois. Il a précisé que son secteur œuvre à accompagner les porteurs de projets parmi les jeunes et à leur offrir un environnement favorable à la concrétisation de leurs idées.
Il a ajouté que les politiques publiques dans ce domaine reposent sur l’encouragement des startups et le renforcement de l’économie fondée sur la connaissance, permettant ainsi aux jeunes de s’inscrire dans une dynamique économique moderne en phase avec les mutations mondiales et contribuant au développement durable.
Pour sa part, Mme Arhab a souligné que la qualification des jeunes nécessite de relier la formation aux exigences du marché du travail, mettant en avant les efforts déployés pour moderniser le système de formation et l’adapter aux évolutions économiques et technologiques. Elle a ajouté que le secteur de la formation professionnelle œuvre à doter les jeunes de compétences pratiques facilitant leur insertion professionnelle et leur contribution au développement local, appelant à cet égard à renforcer la coordination entre les différents secteurs.
Enfin, M. Bouregba a mis en avant l’ouverture accrue de l’institution législative à la jeunesse, ces dernières années, notamment à travers le renforcement de leur représentation au Parlement et leur participation à la discussion des lois et à l’élaboration d’initiatives législatives.
Il a indiqué que l’implication des jeunes dans le travail parlementaire contribue au renouvellement des élites politiques et à l’intégration de nouvelles idées reflétant les aspirations de la société, tout en soulignant la nécessité de poursuivre cette dynamique afin de renforcer le rôle des jeunes dans la vie politique et de consolider les principes de la démocratie participative.




