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Journée nationale du chahid, une occasion pour rendre hommage aux martyrs et renouveler la fidélité à leur message éternel

Journée nationale du chahid, une occasion pour rendre hommage aux martyrs et renouveler la fidélité à leur message éternel

L’Algérie commémore, mercredi, la Journée nationale du chahid, une occasion pour rendre hommage aux valeureux martyrs et renouveler la fidélité au message éternel de ces héros qui ont donné leur vie pour libérer la patrie du joug colonial.

 

La Journée nationale du chahid (18 février) est l’occasion pour les Algériens de se remémorer les immenses sacrifices consentis par les valeureux martyrs et de renouveler leur fidélité à leur message éternel, ancré dans la mémoire collective.

 

Le devoir de reconnaissance est un legs sacré que le peuple algérien transmet de génération en génération, fidèle aux valeurs de résistance, de liberté, de dignité et d’attachement à la terre, hérités des aïeux, qui se sont toujours opposés à la présence coloniale, à travers des résistances ininterrompues depuis que les hordes d’envahisseurs ont foulé le sol algérien, des épopées fièrement immortalisées et gravées dans la mémoire collective de la nation, comme l’avait affirmé le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors d’une précédente occasion.

 

Dans ses efforts visant à concrétiser son projet de développement stratégique, dans ses dimensions politique, économique et sociale, l’Algérie a fait de ces principes, pour lesquels des millions de martyrs se sont sacrifiés, une boussole.

 

A ce titre, elle a récemment entrepris une action souveraine importante : l’adoption à l’unanimité, par le Parlement, d’une loi criminalisant la colonisation.

 

Elle a aussi engagé une action au niveau continental pour unifier le rang africain autour de la criminalisation de la colonisation, inscrivant cette question à l’agenda des débats au niveau des plus hautes instances africaines.

 

Ces initiatives ont été largement saluées par les dirigeants africains lors des travaux du 39e Sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, qui a adopté une résolution qualifiant l’esclavage, la déportation et le colonialisme de crimes contre l’humanité et de génocide contre les peuples d’Afrique.

 

L’UA a également adopté la Déclaration d’Alger sur les crimes coloniaux en Afrique, en tant que contribution à l’effort continental visant à criminaliser le colonialisme et à exiger des réparations. Cette Déclaration avait sanctionné les travaux de la Conférence internationale sur les crimes coloniaux en Afrique, tenue en novembre dernier à Alger.

 

Dans une allocution historique adressée au Sommet, le président de la République a appelé à une reconnaissance internationale explicite et sans équivoque, de la part des organisations onusiennes et des puissances coloniales, de la nature criminelle des pratiques incluant l’esclavage, la déportation forcée, le nettoyage ethnique, la torture, le déplacement et la persécution systématique, des pratiques sans commune mesure dans l’histoire de l’humanité par leur ampleur et leur brutalité.

 

Le président de la République a, par la même occasion, réaffirmé le soutien absolu et indéfectible de l’Algérie à toutes les initiatives de la Commission de l’UA et de ses organes juridiques compétents, en faveur d’une approche juridique claire et explicite, visant à inscrire le colonialisme parmi les crimes internationaux les plus graves, afin de renforcer les principes de reddition de comptes, de consacrer la non-impunité et de contribuer à l’établissement d’une justice historique équitable.

 

Il a, dans ce sens, souligné la pleine disponibilité de l’Algérie à mettre à la disposition des organes juridiques africains compétents, les documents, preuves matérielles et témoignages historiques fiables en sa possession.

 

A travers toutes ces initiatives, l’Algérie entend fixer les responsabilités juridiques et ancrer le principe de l’imprescriptibilité des crimes graves, en tant que pilier de toute approche sérieuse de réconciliation avec l’histoire, permettant de bâtir des relations internationales équilibrées, fondées sur le respect mutuel, l’équité et la dignité.

 

Les Africains gardent à l’esprit l’image éternelle de l’Algérie, en tant que Mecque des révolutionnaires et des hommes libres, alors qu’elle renoue, aujourd’hui, avec ses rôles pionniers dans la préservation de la mémoire du continent et l’immortalisation des immenses sacrifices qui ne sauraient être relégués à l’oubli, ni réduits à des récits tronqués.

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