


Lors de cette rencontre, les intervenant ont également insisté sur l’amélioration des dispositifs de gestion des risques liés aux silos de stockage des céréales entre les différents acteurs concernés, afin d’assurer une meilleure sécurité de ces infrastructures, compte tenu de leur contribution essentielle à la stabilité de la chaîne logistique céréalière.
Dans ce cadre, le directeur général de la CNMA, Cherif Benhabiles, a souligné le rôle de la caisse en tant que premier assureur des silos en Algérie, et sa contribution dans l’accompagnement, la couverture et la sécurisation de ces infrastructures à l’échelle nationale, affirmant que l’assurance constitue « un instrument stratégique de gestion des risques ».
Il a expliqué que l’enjeu réside dans la capacité à anticiper les défaillances et à intervenir efficacement lors des situations critiques, notant que, de par le monde, les principales vulnérabilités auxquelles sont exposées les silos sont notamment les incendies et les divers aléas susceptibles d’affecter la chaîne de stockage des céréales.
Pour sa part, le directeur des risques industriels à la CNMA, Rabah Mekircha, a souligné le rôle des constats de terrain et du recours aux experts pour s’enquérir de l’état réel des infrastructures de stockage de céréales dans leur processus d’assurance.
Dans ce sens, il a expliqué que la CNMA procède, avant chaque souscription, à une visite effectuée par un expert spécialisé, avec la programmation d’une autre visite au cours de l’exercice, ajoutant que ces inspections permettent d’évaluer la situation des silos et de prendre les mesures techniques et commerciales nécessaires.
De son côté, le professeur des universités et président Club des risques majeurs, Abdelkrim Chelghoum a plaidé pour un programme de réhabilitation des silos anciens et le renforcement des structures existantes en adoptant une approche basée sur la performance.
Cette rencontre d’une journée, qui a regroupé aussi des acteurs institutionnels, techniques et professionnels, ainsi que des propriétaires et exploitants de silos, a été marquée par un débat autour des risques touchant les infrastructures de stockage, avec un accent particulier sur la nécessité de développer des synergies durables afin d’améliorer la résilience de la filière du stockage.