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ESCALADE DE VIOLENCE SIONISTE EN CISJORDANIE OCCUPEE ET A GHAZA : Des organisations onusiennes alertent

ESCALADE DE VIOLENCE SIONISTE EN CISJORDANIE OCCUPEE ET A GHAZA :

Des organisations onusiennes alertent

La situation sécuritaire, politique et sociale en Cisjordanie a atteint un « tournant dangereux », fruit de décennies de conflit non résolu et d’impunité institutionnalisée, tandis qu’à Ghaza, des milliers de blessés et de malades restent pris au piège de la destruction quasi totale du système de santé. L’escalade de la violence perpétrée par l’occupant sioniste en Palestine a franchi un seuil critique, plongeant la Cisjordanie occupée et la bande de Ghaza dans une détresse humanitaire sans précédent. Lors d’une séance d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies tenue avant-hier soir à New York, convoquée à la demande de ses cinq membres européens, deux hauts responsables Onusiens ont tiré la sonnette d’alarme. Prenant la parole par visioconférence depuis Al-Qods, le Coordonnateur spécial adjoint de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Ramiz Alekbarov, a tenu à préciser que cette dégradation dramatique n’était pas un phénomène accidentel : « La détérioration n’était pas soudaine, mais le résultat de décennies de conflit non résolu. Ce conflit a renforcé l’occupation israélienne, poussé l’Autorité palestinienne au bord de l’effondrement et compromis les perspectives d’un État palestinien indépendant, viable et souverain », a-t-il averti devant les membres du Conseil.

Violences de colons record en Cisjordanie

En effet, les chiffres présentés témoignent de l’ampleur effrayante des exactions sur le terrain. Au 10 août 2026, au moins 76 Palestiniens, dont 18 enfants, ont été tués par les forces d’occupation et les colons en Cisjordanie. Parallèlement, le phénomène de déplacement forcé s’accélère à un rythme alarmant : depuis janvier 2023, 127 communautés palestiniennes ont été totalement ou partiellement déracinées, touchant plus de 6 390 personnes. Pour la seule année 2026, quelque 3 800 Palestiniens, dont près de la moitié sont des enfants, ont été chassés de chez eux par la terreur des colons, les démolitions d’habitations et les expulsions forcées. « La violence des colons a atteint des niveaux sans précédent », a déploré Alekbarov, signalant que l’ONU a recensé plus de 1 430 incidents violents impliquant des colons sionistes cette année, ciblant environ 260 communautés. Il a notamment cité les attaques coordonnées contre les villages de Tell, Awarta et Sarra le 24 juillet dernier, ayant fait 4 morts et de lourds dégâts matériels. Face à ces agressions quotidiennes, « les responsables de ces crimes restent rarement tenus responsables de leurs actes », a-t-il souligné, dénonçant également l’expansion effrénée des colonies totalisant plus de 12 360 logements approuvés en 2026, qui dessine une annexion de facto et exige « une action immédiate ». De son côté, la directrice générale adjointe de l’UNICEF, Hanan Suleiman, a rappelé au Conseil de sécurité que « l’escalade de la violence en Cisjordanie, y compris à Al-Qods Est, a des conséquences dévastatrices pour les enfants ». Entre janvier 2024 et fin juillet 2026, l’ONU a enregistré la mort de 174 enfants palestiniens — soit la perte effroyable d’un enfant par semaine — et plus de 1 500 blessés, la plupart par balles réelles.

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