
La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a accompagné, dimanche, les ministres de l’Environnement de Mauritanie et du Tchad, respectivement Mme Messouda Baham Mohamed Laghdaf et M.Hassan Bakhit Djamous, lors d’une visite à l’usine de dessalement d’eau de mer « Fouka 2 » de Tipasa.
A cette occasion, la délégation ministérielle a pris connaissance de l’expérience algérienne en matière de dessalement d’eau de mer, de lutte contre les changements climatiques et de préservation de l’environnement.
Les responsables de l’usine « Fouka 2 » ont présenté un exposé sur l’expérience algérienne dans ce domaine, notamment durant les dernières années, suite à la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de réaliser cinq (5) usines de dessalement d’eau de mer, dotées chacune d’une capacité de 300.000 m3/Jour, soit un volume global d’1,5 million de m3/Jour, dans le cadre d’une stratégie nationale visant à faire face au stress hydrique.
Selon les explications fournies sur place, l’Algérie ambitionne de produire 5,6 millions de m3 d’eau dessalée par jour à l’horizon 2030 grâce à un 2e programme complémentaire décidé l’année dernière par le président de la République, portant sur la réalisation de six (6) autres usines devant porter à 25 le nombre total desinstallations de dessalement d’eau de mer dans le pays.
Dans une déclaration à la presse, Mme Krikou a indiqué que les deux hôtes de l’Algérie avaient exprimé leur admiration pour cette infrastructure stratégique ainsi que leur intérêt pour l’expérience algérienne visant à éliminer progressivement le problème du stress hydrique induit par les changements climatiques.
Elle a souligné que l’usine de dessalement d’eau de mer « Fouka 2 » fonctionne « selon des technologies modernes, avancées et respectueuses de l’environnement ».
Elle a également fait savoir que l’Algérie « œuvrera à l’avenir à la valorisation de la saumure, une expérience également digne d’intérêt ».
Pour sa part, la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable a salué ce projet, exprimant sa « fierté en tant qu’Africaine et en tant que représentante d’un pays du Sahel de voir cette station stratégique fonctionnant avec des technologies très avancées ».
De son côté, le ministre tchadien de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable a estimé que l’usine de dessalement d’eau de mer « Fouka 2 » constitue « un exemple » que devraient suivre les pays africains pour répondre aux besoins de leurs populations en eau potable, saluant « les efforts de l’Algérie, à leur tête le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui accomplit un travail remarquable au profit des citoyens algériens dans ce domaine ».
Il a ajouté que cette réalisation reflète « une expérience algérienne digne d’intérêt qui devrait constituer une source d’inspiration pour de nombreux pays africains dans ce domaine ».
A noter que cette visite intervient en marge de la participation des deux ministres aux travaux du colloque international dont les activités ont débuté samedi à Alger, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité.




